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Discussion: NA SAGA - Huit regards sur la Terre que j'aime

  1. #1
    Habitué du Việt Nam Avatar de Thanh Ba.ch
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    Par défaut NA SAGA - Huit regards sur la Terre que j'aime

    NA SAGA
    Huit regards sur la Terre que j’aime



    Introduction


    Cet écrit vous est destiné. Vous mes amis. Vous surtout, les jeunes générations. Vous qui aimez cette Terre, qui compatissez à ses souffrances et qui espérez en sa renaissance et construirez pour Elle, une nouvelle ère de paix.

    Cet écrit vous racontera au gré du souvenir, la saga de Na. Depuis sa tendre enfance, dans le plat pays de la Plaine des Joncs. Jusqu’à maintenant, en Dulce France à la lumière de Paris. Au fil des jours, entrelacé, enchevêtré, dénoué, tissé et re-tissé.

    Cet écrit qui vivra au rythme de vos lectures, vous dira des scènes de la vie d’un enfant de partout et de nulle part, avançant du pas qu’il pouvait assurer, de l’insouciance vers la quête de la sagesse, enfant pauvre mais riche d’espoirs pour lui-même, pour notre Terre et pour l’humanité qui croît en maturité …


    (Suite au prochain message : Le petit Na)


    Au petit NA
    君 子 必 存 善

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  3. #2

  4. #3
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    En effet, te voilà contraint d'écrire, maintenant...

  5. #4
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    LE TENERE
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    Tes écrits vont en inspirer plus d'uns sur FV

  6. #5
    Habitué du Việt Nam Avatar de Thanh Ba.ch
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    Par défaut NA SAGA - Le petit Na

    :kimouss:

    Cet écrit est pour vous.
    Il peut à votre guise répondre en même temps à vos questions, à vos attentes, et dans la mesure où le dernier mot resterait de la liberté – intermittente ? - de « création » de son auteur, ce qui est prévu d'être narré ;=) , est par vocation un chouia interactif et virtuellement en construction permanente.

    Le petit Na
    Ve - prononcez « yeah ».


    D’où venait-il le petit Na ? Quand on le lui demandait, il pointait son index tout droit vers le ciel. Ceci a une explication que je vous dirai plus tard.

    Donc, le petit Na dont on ne savait seulement qu’il avait une Maman très belle, qu’il appelait « Mang », était ce jour-là, comme souvent, dans la rue. Il jouait avec son meilleur copain, Ve. Ve, le fils de la cuisinière du numéro 10, la maison de la pharmacienne.

    D’où venait-il Ve, même Na ne le savait pas. Ve lui avait confié seulement que son père était parti loin, à Singapore. Bien sûr, c’était Singapour, mais Ve lui, il tenait à Singapore. D’où d’interminables discussions entre lui et Na, sur le bien fondé d’un terme ou de l’autre. Déjà des querelles sémantiques à leur âge. Ils étaient tous les deux du même âge, c’est-à-dire dix ans à cette époque. Finalement, ils avaient adopté le statu quo. Ve continuait à dire Singapore ou « Singapou-u-u-u-r » et Na à dire Singapour ou « Singapo-o-o-o-r ». Ils étaient devenus les meilleurs amis du quartier, sur cet accord tacite, avec ce qu’il fallait de moquerie pour se rappeler que, au fond, s'ils n’étaient pas complètement d’accord sur la façon de prononcer, par contre, ils l’étaient tout à fait, sur le fait d'accepter leurs propres manières de dire. C’était là leurs libertés, de gamins qui se fichaient déjà des règles incompréhensibles, venant d'un monde d’adultes.

    Dakao, c’était le nom français correspondant à Dat Ho, en vietnamien. Dat Ho , car c’était une concession octroyée on ne sait plus sous quel règne à on ne sait plus quelle congrégation ou groupement de colons ? Dakao, où il y avait deux cinémas, ASAM et CASINO. Dakao, réputé pour son fameux « mi du longanier », mi cây nhan, en vietnamien. En fait, c’était un marchand ambulant de soupe chinoise (les mis) qui un jour s’était sédentarisé, ayant pu trouver une bonne place à l’ombre d’un longanier, planté au milieu de la cour, en contrebas, d’une maison du quartier. Comme ses soupes étaient excellentes, les clients étaient restés fidèles … à leur bon appétit, et continuaient à lui acheter ses soupes sous le longanier.

    En aparté, ni Ve ni Na ne savaient que longane est encore un mot français pour « long nhan », œil de dragon, en vietnamien et itou, en chinois. Donc, que le mi du longanier, aurait pu être aussi, le mi aux yeux de dragon. Cette digression étymologique faite, revenons à nos deux copains, enfants de la rue, voyous de facto aux yeux des autres gosses bien élevés et surtout de leurs progéniteurs.

    Ve avait toujours essayé d’avoir à l’œil des tas de choses, bricoles sans doute, mais c’était une question de sous et d’envie de gamins …

    (Suite au prochain message : Le petit Na – Les tribulations des après-midi ennuyeuses)

    Aube
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  7. #6
    mai
    mai est déconnecté
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    tous mes encouragements et te dire que j'apprécie le dessin sur le petit Na

  8. #7
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    Par défaut NA SAGA - Le petit Na - A XAM, un coin de paradis

    :kimouss:

    Cet écrit est pour vous.
    Il peut à votre guise répondre en même temps à vos questions, à vos attentes, et dans la mesure où le dernier mot resterait de la liberté – intermittente ? - de « création » de son auteur, ce qui est prévu d'être narré ;=) , est par vocation un chouia interactif et virtuellement en construction permanente.



    Ö Temps !

    1. Le petit Na
    1.2 A XAM, un coin de paradis

    - Alors on va aller au cinéma ? proposa Ve.

    - Je veux bien, mais je n’ai pas de sous. J’ai assez dépensé cette semaine, en achetant le pistolet à amorce.

    Il s’agissait de pistolets en bois, fabriqués artisanalement sur commande – c’est préférable, car la poignée est à vos dimensions, et le motif gravé est selon votre choix – par un vieux monsieur. Le percuteur avec une encoche, est solidarisé avec le corps du pistolet par un système d’élastiques. En le soulevant avec le pouce, on le libère de l’encoche et le rappel des élastiques fait le reste. C’est-à-dire qu’il va percuter de sa tête cloutée sur une rondelle de fer-blanc contre l’amorce placée juste en face, contre la partie également cloutée sur de la ferraille du corps du pistolet. C’était pas cher, ça pétait, ça sentait "la poudre" et c’était souvent très beau – bien ciselé- mais le système de percussion ne permettait de tirer qu'un seul coup à la fois, rechargement de l’amorce oblige. C’était là le seul désavantage par rapport aux pistolets à barillet et avancement mécanique du rouleau d’amorces, pistolets bien plus onéreux, sauf si vous pouviez vous les payer, en fait.

    - On n’aura pas à débourser pour y aller, au cinéma ASAM.

    - Oui, je sais … On cherchera des grandes personnes et on se mettra avec eux comme si on était avec eux.

    - Et voilà, t’as compris.

    En effet, à cette époque, au cinéma ASAM, les enfants qui accompagnaient leurs parents ou des adultes, ne payaient pas. La seule incertitude, c’était de trouver des grandes personnes seules, et aussi que celles-ci voulaient bien jouer le jeu et le rôle de passeur bénévole au grand coeur. Mais bon, cela réussissait assez facilement.

    - Alors c’est d’accord, pour la séance de cinq heures ?

    - D’accord, comme ça, on sortira vers sept heures, on aura le temps de se préparer pour le dîner.

    Sur le coup de quatre heures et quart, les deux copains s’en allèrent au cinéma ASAM. Ils n’en étaient qu’à cinq minutes à pied, mais il fallait arriver suffisamment tôt pour repérer les spectateurs adultes capables de les faire passer et aussi pour ne pas rater les actualités, les annonces des prochains films, les publicités, et grosse cerise sur le gâteau repérer s’il n’y avait pas d’autres copains dans la salle.

    Le cinéma ASAM n’était pas climatisé mais seulement ventilé, avec de gros ventilateurs au plafond, dans l’entrée, mais sans aucun autre moyen de faire circuler un peu d’air dans la salle elle-même, sauf sans doute le recours à l’entrebâillement des portes de la zone réservée aux toilettes, qui était en partie à ciel ouvert et s’ouvrait vers l’extérieur par quelques fenêtres.

    ASAM, c’était le cinéma du quartier, de cette partie de Dakao, proche du "mi au longanier" ; comme le Casino l’était pour l’autre extrémité, vers le pont qui enjambait l’Arroyo de Saigon. Le cinéma ASAM, ou encore par amalgame phonétique et humoristique, A XAM, c’est-à-dire, la Chinoise, en Cantonnais sans doute, était pour Ve et Na, LE cinéma. C’était le cinéma ouvert aux enfants comme eux qui n’ayant point beaucoup de sous, devaient apprendre à en épargner … et gérer quoi, comme on le dira beaucoup plus tard. A Xam, c’était son long couloir avant d’arriver au guichet de vente des billets et la petite serpentine pour canaliser la foule, parce que souvent il y en avait. C'était des programmes, une feuille en format A4, avec l'histoire du film et toutes les informations s'y rapportant sur une page et sur l'autre page, les pubs - déjà - et les prochains films. Ces programmes se collectionnaient ! A Xam, c'était aussi un long couloir, aux murs passés à la chaux jaune safran, auxquels étaient accrochées des vitrines, par intervalle régulier et en parfaite symétrie gauche - droite, bien que le trajet fût un peu courbé vers la droite en entrant. Les vitrines avec leur fermeture à clé, recevaient les photos choisies des prochaines projections, photos avec leur bande d’information, resituant la scène et donnant les noms des protagonistes. Certains jours, aux changements de programme hebdomadaires, il arrivait qu’un vieux film y traînait, le temps de faire le toilettage et la mise à jour. Au-dessus de ces vitrines, c’était la galerie des stars, belles photos d’art, dans des cadres sobres, tous les mêmes, tous de la même taille. Il y avait les grands noms du cinéma français et italien, et des stars des grandes compagnies américaines … Warner Bros, Paramount, Universal …

    Elles étaient là Brigitte Bardot, Elizabeth Taylor, Ava Gardner, Gina Lolobrigida, Deborah Kerr, Sylva Koscina, Martine Carol …
    Elles nous regardaient, nous suivaient de leur regard, se laissaient admirer, faisaient du charme à leurs collègues masculins. Oui, toutes ces photos admirablement captées, en noir et blanc, au contraste et au piqué remarquables se faisaient face, se côtoyaient. Oui, bien sûr, il y avait aussi les portraits d'Errol Flynn, Robert Taylor, Eddie Constantine - Lemmy Caution, oui, oui, Robert Mitchum, Anthony Quinn avec sa boule à zéro, Frank Sinatra, Fernandel, Laurel et Hardy ensemble, …

    Puis la musique nous accompagnait, musiques de film devenues célèbres … O’ Cangaceiro, Le Troisième Homme et son air de cithare, plus tard, La Rivière sans Retour, High Noon, beaucoup plus tard, Les Sept Mercenaires alternant – pour les jeunes spectateurs – avec des airs des films de Disney, La Marche des Sept Nains, Bambi, …

    A Xam, c’était – mais ils ne le savaient pas encore – leur coin de paradis.

    (Suite au prochain message : Le petit Na – Les cours à la voisine) ;D
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  9. #8
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    (Suite au prochain message : Le petit Na – Les cours à ou " de "la voisine) ;D
    Haha ..cours de quoi ... de comédie , de dessiin ,de peinture .... de bonne conduite ?! mystère ....

  10. #9
    Habitué du Việt Nam Avatar de Thanh Ba.ch
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    Par défaut NA SAGA - Le petit Na - Les cours à la voisine

    :kimouss:

    Cet écrit est pour vous.
    Il peut à votre guise répondre en même temps à vos questions, à vos attentes, et dans la mesure où le dernier mot resterait de la liberté – intermittente ? - de « création » de son auteur, ce qui est prévu d'être narré ;=) , est par vocation un chouia interactif et virtuellement en construction permanente.



    Couloir-véranda


    1. Le petit Na


    1.3 Les cours à la voisine


    - Quand est-ce que tu auras fini de donner tes cours à la voisine ? demanda Ve.

    - Oh, on aura peut être pour deux heures. Cela dépend du nombre de devoirs qu’elle voudra que l’on fasse ensemble.

    - Je vais acheter les amorces; cette fois, je vais prendre les rouges. Elles sont un peu plus chères, mais les bleues ne valaient rien. Un fois sur deux elles ne claquaient pas. Je t’en prends ?

    - Oui, deux paquets. Je te rembourserai avec l’argent de mes cours et te paierai un ‘‘ca lem cay’’

    Le ‘‘ca lem cay’’ n’est rien d’autre qu’un bâtonnet de glace. ‘‘Ice-cream’’ a donné crème glacée et crème est devenu à son tour ‘‘ca lem’’ . Quant à ‘‘cay’’, c’est le bâtonnet. En effet, les vendeurs ambulants de ca lem cay avaient souvent une grosse bouteille isotherme, muni d’un gros bouchon plat en liège, coiffé d’un couvercle en fer blanc nickelé à vis. La bouteille contenait des plaques de ca lem qui se débitaient ensuite dans le sens de la largeur en portions dans lesquelles le vendeur enfonçait de petites piques taillées dans du bambou pour en faire des bâtonnets de glace, délicieux, surtout quand il faisait chaud chaud chaud même à l’ombre.

    Na disait ‘‘avec l’argent de mes cours’’ avec une pointe de fierté, car c’était ses sous gagnés avec ses cours donnés à la voisine.

    La voisine s’appelait Orchidée. Assez forte comme gamine, Na et Ve l’appelaient la Potelée. Ce qui avait le don de la rendre furieuse, mais plus pour rire que pour de vrai. Histoire pour elle de courir après l’un ou l’autre, de les entendre hurler de rire ou de douleur lorsqu’elle les rattrapait et les pinçait. Oui c’était devenu un jeu, qu’ils n’avaient délaissé que des années plus tard.

    En fait elles étaient deux sœurs, Orchidée et Belle, dont la maison se trouvait juste entre celle du pharmacien pour lequel travaillait la maman de Ve comme cuisinière et où elle et Ve étaient logés dans une dépendance, et celle du grand-père de NA, qui hébergeait à cette époque Na et sa maman. Belle avait la santé fragile et jouait peu dans la rue, au contraire de sa sœur, d’une année son aînée.

    Donner des cours à Orchidée était une idée de sa maman. C’était une façon de faire travailler Orchidée, qui préférait plutôt s’amuser avec ses poupées ou à s’ennuyer à ne rien faire. C’était aussi une bonne occasion de donner un peu d’argent de poche à Na qui, on les savait, n’en recevait pas beaucoup, parce que sa maman devait économiser. Bref, d’une pierre deux coups, d’autant plus que Orchidée adorait travailler avec Na, qui savait lui expliquer comme un enfant de son âge, avec des exemples de leur niveau.

    Ces cours à la voisine donc, se passaient en général le samedi après-midi, à l’heure de la sieste pour la plupart des enfants, et même des grandes personnes. Cela se passait sous la véranda de chez NA, au sol pavé de grands carreaux de grès émaillé aux motifs géométriques, qui avaient le grand avantage d’être toujours bien entretenus et surtout de garder le frais, quand au dehors il faisait souvent une chaleur étouffante.

    Na installait les deux fauteuils en osier tressé, côte à côte, et plaçait la petite table en bambou léger juste devant, juste de quoi pour poser un bouquin et un cahier d’écolier.

    Quand Orchidée franchit le portail quelques mètres devant la véranda, Na en fut averti par son grincement caractéristique, un peu traînant, car Orchidée ne brusquait jamais rien, même quand elle les pinçait, par exemple.

    ‘‘Orchidée est une chic fille’’ se dira bien plus tard Na. N’était-elle pas la seule à daigner jouer avec eux, les ‘‘enfants mal élevés’’ du quartier, la seule à ne pas faire de mal, par instinct, à ne pas faire trop mal, par exemple, quand elle vous pinçait ?

    - Alors Orchidée, ça va ? Tu as beaucoup d’exercices à voir ?

    - Trois ou quatre seulement. Après on pourra jouer ensemble.

    Orchidée et Na avaient le même âge et étaient dans la même année du primaire, elle dans l’école française des filles et lui, dans celui des garçons. Ve lui, était dans une école vietnamienne.

    - Montre les moi.

    Na était alors un enfant qui adorait les bouquins d’écolier. Il prenait toujours de l’avance, par amusement. Il adorait en particulier ses bouquins de calcul; ces dernier étaient dans un série reconnaissable d’une année à l’autre par leur format, leur présentation générale - couverture verte, avec une illustration au milieu, pour distinguer facilement l’année, précisément - et leur typographie identique. Na avait déjà à mi-année, fini tous les exercices qui figuraient en fin des leçons. En face de chacun d’eux il mettait au crayon un 'x' si c’était intéressant et un '*' si c’était vraiment très intéressant.

    Cette fois-ci, c’était les histoires de règle de trois, de poulets vendus avec les os ou désossés, de ce qu’il fallait acheter pour dix sachant par exemple, ce qu’il fallait prévoir pour quatre. Bref, des choses simples. A tel point que Na se demandait si Orchidée n’avait pas fait exprès pour qu’il lui donnât un cours à elle de plus, ce samedi. D’une part pour pouvoir passer un bon après-midi, car après ‘‘les cours à la voisine’’, en général ils vont jouer ensemble. Par exemple à la dînette, Na faisant les différents métiers : marchand de légume, charcutier, épicier, bref, tout, selon les besoins. Orchidée, elle, c’était son rôle, celui de la maîtresse de maison, de ''maman qui reçoit''. Et puis, c'était ausssi pour lui faire plus de sous pour la semaine.

    Oui, elle devait le faire exprès de demander certains cours dont elle n'avait au fond pas vraiment besoin. Pour sûr, c’était déjà à dix ans une très chic fille, Orchidée.


    (Suite au prochain message : Le petit Na – Les jeux)

    君 子 必 存 善

  11. #10
    Habitué du Việt Nam Avatar de Thanh Ba.ch
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    Par défaut Les jeux

    NA SAGA - Le petit Na - Les jeux

    Cet écrit est pour vous.
    Il peut à votre guise répondre en même temps à vos questions, à vos attentes, et dans la mesure où le dernier mot resterait de la liberté – intermittente ? - de « création » de son auteur, ce qui est prévu d'être narré ;=) , est par vocation un chouia interactif et virtuellement en construction permanente.








    1. Le petit Na


    1.4 Les jeux


    On va faire du parfum ...


    Orchidée posa le petit flacon d'alcool à 90° dans la bôite à chaussures que Na venait de piquer à son grand-père. Tant pis pour les belles godasses de Ông Ngoại ... elles retrouveront leur boîte après. Pour l'instant, la boîte est bien plus utile pour la confection du parfum "Orchidée odorante", nom que, après bien des discussions, Orchidée et Na ont réussi à trouver à leur goût, à tous les deux - associés à parts et responsabilités égales, comme de bien entendu. "Anh em Công bằng" (Fraternité et Equité) tel devrait être le slogan de l'association Orchidée & Na.


    Na avait déjà rempli la boîte à moitié. De pétales de vạn thọ (roses d'Inde) à la senteur lourde, comme un curry un peu trop fort, de fleurs de huệ (tubéreuses) à l'odeur pénétrante et de feuilles de menthe, sorties de leur botte, de la cuisine. Ah, elle va encore hurler la cuisinière !

    - Orchidée, il va falloir que tu prennes quelques roses du bouquet de ta maman pour compléter notre recette.

    - D'accord. Je t'en prends combien ?

    - Huit.

    - Comment ça ? Huit ! Mais le bouquet de ma mère n'en compte que douze ? Elle va crier dès qu'elle s'en aperçevra !

    - Elle criera si tu lui dis que tu lui en a pris huit belles. Mais si tu lui racontes que t'en a jeté huit qui ont pris un coup de soleil et que tu en as préservé quatre, en pensant à elle, alors elle te feras des bisous, te diras que t'es gentille, etc. Crois-moi !

    Orchidée apporta les huit roses et les rangea dans la boîte à chaussures. Na repartit chez lui pour "emprunter" le mortier à bétel de sa grand-mère. Ce mortier, avec son pilon en bronze, c'était la pièce maîtresse de leur plan pour produire leur parfum.

    Ils se mirent consciencieusement à enlever les pétales des fleurs, sauf celles de tubéreuses qu'ils égrenèrent tout simplement de leur tige. Petit à petit, se formaient les quatre tas de pétales de rose, de pétales de rose d'Inde, de boutons de tubéreuse et de feuilles de menthe.

    Na se fit "créateur", car il avait décidé avec son associée, que ce sera lui, le nez. Par conséquent, ce fut lui qui se chargea du subtil mélange des ingrédients à leur disposition ... Un bonne dose de pétales de rose, pour la senteur dominante, un petit peu tubéreuse, pour le caractère, un autre petit peu de rose d'Inde, pour la subtilité et enfin quelques feuilles de menthe, pour la touche "géniale" - n'est-ce-pas ? - la touche qui donnera du brillant au parfum et qui le signera !

    Orchidée, elle, c'était la technicienne, sérieuse, rigoureuse et fiable. Celle qui était chargée de mettre le bon mélange dans le mortier, et de l'écraser, de le mélanger et d'en faire une pâte homogène et onctueuse. Il y avait suffisamment d'ingrédients pour une dizaine de mortiers. Travail long et fastidieux dont elle s'acquittait comme si elle n'avait fait que ça dans ses jeux.

    (Suite de: Le petit Na – Les jeux ... au prochain passage, càd. le 19/5/2008 avant minuit :-)))
    Dernière modification par Thanh Ba.ch ; 18/05/2008 à 21h15.
    君 子 必 存 善

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